Guinée - La Guinée franchit une étape décisive vers la promotion des emplois décents et l’extension de la protection sociale en s’engageant résolument dans le processus de l’Accélérateur mondial pour l’emploi, la protection sociale et des transitions justes.
Faisant suite à l’adhésion de la Guinée en tant que pays pionnier, une mission inter-agences des Nations Unies, conduite par Madame Valérie Schmitt, Directrice adjointe du Département de la protection sociale de l’OIT, et Madame Samira Daoud, Directrice, Équipe du travail décent de l'OIT et Bureau de pays de l'OIT pour le Sénégal, la Gambie et la Guinée, associant notamment le PNUD, l’UNICEF et la Banque mondiale, s’est déroulée du 10 au 14 novembre 2025.
Alors que la République de Guinée fait face à un taux d’emploi particulièrement faible (52%, et 42% pour les femmes), à un niveau d’informalité très élevé (96%) et à une couverture en protection sociale extrêmement réduite (3,7%), le déploiement du Programme Simandou 2040 représente, en tant que stratégie nationale de développement, une opportunité importante pour orienter le pays vers une trajectoire de croissance inclusive, susceptible de réduire les inégalités et la vulnérabilité sociale.
Cette mission a ainsi été l’occasion, pour tous les acteurs nationaux concernés – le ministre du Travail et de la Fonction publique, le ministre de la Jeunesse et leurs équipes, les représentants du ministère de la Planification et de la Coopération internationale et d’autres ministères clefs, ainsi que les représentants des travailleurs et des employeurs, et les partenaires techniques et financiers – de discuter des ambitions économiques et sociales du Programme Simandou 2040 et de la contribution de l’Accélérateur mondial à leur mise en œuvre.
L’appui de l’Accélérateur est apparu indispensable pour s’assurer que les investissements majeurs et les bénéfices tirés de l’exploitation de la méga-mine de Simandou se traduisent par une création massive d’emplois décents, tant pour les travailleurs et travailleuses directement impliqués dans les projets (y compris les travailleurs démobilisés du corridor de Simandou) que pour l’ensemble de la population.
Les discussions sur les ambitions gouvernementales en matière de santé et de bien-être – l’un des cinq piliers du Programme Simandou 2040 – et, plus largement, sur la réduction des inégalités et l’amélioration des indicateurs de développement humain, ont permis de clarifier la manière dont ces ambitions seraient traduites dans les priorités de la feuille de route de l’Accélérateur.
Les autorités guinéennes ont également rappelé l’importance d’intégrer la vision et les outils de l’Accélérateur dans l’ensemble des 122 projets de développement associés à la stratégie Simandou 2040, mis en œuvre avec des partenaires publics et privés, afin de maximiser leur impact social, notamment en matière de création d’emplois décents et d’extension de la protection sociale.
À l’occasion de cette semaine d’échanges, Monsieur Faya François Bourouno, Ministre du Travail et de la Fonction publique, a salué l’appui des équipes de l’Accélérateur et souligné la forte convergence entre la vision portée par cette initiative et l’ambition du Programme Simandou 2040, impulsée par le Président de la République Mamadi Doumbouya.
Dès le premier trimestre 2026, un premier projet mis en œuvre conjointement par l’OIT, le PNUD et la Banque mondiale, permettra de traduire concrètement cet engagement partagé entre les autorités guinéennes, les partenaires internationaux et le système des Nations Unies. Ce projet appuiera non seulement l’élaboration participative de la feuille de route de l’Accélérateur à partir des priorités de la stratégie nationale de développement du pays, mais également la mise en œuvre de chantiers stratégiques tels que la politique nationale de l’emploi, la conception et le déploiement d’un régime de protection sociale adapté aux travailleurs de l’économie informelle, ainsi que le renforcement de l’impact social des 122 projets du Programme Simandou dans le cadre d’un dialogue soutenu avec les nombreux acteurs privés impliqués dans leur mise en œuvre.