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Actualités 07 novembre 2025

L'Accélérateur mondial souligne l'importance d'intégrer emploi et protection sociale et figure dans la Déclaration de Doha

Women and men at a dais

Doha (Qatar) – L'Accélérateur mondial pour l'emploi et la protection sociale au service de transitions justes a été très présent lors du deuxième Sommet mondial pour le développement social, au Qatar, du 3 au 6 novembre 2025. La Déclaration de Doha a reconnu l'Accélérateur mondial comme un mécanisme essentiel pour concrétiser les ambitions de la Déclaration. Les États membres se sont engagés à envisager de soutenir la mise en œuvre de l'Accélérateur mondial, comme le prévoient les engagements de la Déclaration politique de Doha (paragraphe 30 h). Au-delà de cette reconnaissance, l'Accélérateur mondial a participé à plusieurs événements clés pour partager ses analyses sur le financement, les voies d'action politiques et le passage à l'échelle des réformes en faveur de l'emploi décent et de la protection sociale universelle.

Le Comité des ONG sur le financement du développement a organisé sa session de solutions « Traduire les engagements mondiaux en impact local : financer une transition juste et inclusive » le 3 novembre. La session a abordé des solutions fondées sur des données probantes pour aligner les cadres de financement sur des priorités centrées sur les personnes et tracer des voies claires vers des améliorations concrètes des revenus, des services et de la résilience. L'Accélérateur mondial y a souligné comment l'Engagement de Séville, document final de la quatrième Conférence sur le financement du développement (FfD4), fixe des objectifs ambitieux d'investissement social et appelle à repenser les cadres de financement au service d'un développement social inclusif.

Avec seulement 52,4 pour cent de la population ayant accès à la protection sociale, aucune solution unique ne suffira à combler le déficit de couverture : des approches intégrées sont nécessaires.  Les régimes contributifs assurent toujours la plus grande part de la couverture (35 pour cent), selon le tableau de bord mondial de la protection sociale de l'OIT, mais ils peinent à atteindre les travailleurs de l'économie informelle ou ceux qui ne sont pas salariés. Pour combler ces lacunes, il faut de nouvelles façons d'atteindre ces travailleurs et de percevoir les cotisations, tout en respectant les principes de solidarité de la sécurité sociale et en veillant à ce que les régimes répondent aux besoins de la population. M. André Bongestabs, spécialiste du financement à l'Accélérateur mondial, a souligné comment l'initiative réduit la fragmentation des politiques et des financements et permet aux pays d'avancer de manière intégrée. 

« Relever les défis multiples et complexes auxquels nous sommes confrontés pour créer des emplois décents, étendre la protection sociale et accompagner des transitions justes exige des approches intégrées et coordonnées. Des solutions et des actions isolées ne suffiront pas. Nous devons travailler ensemble et construire des visions communes de politiques intégrées d'emploi et de protection sociale qui placent les personnes et la solidarité au cœur des programmes nationaux de développement », a déclaré M. Bongestabs. 

L'Accélérateur mondial a organisé sa session de solutions virtuelle « Solutions pilotées par les pays : intégrer l'emploi décent et la protection sociale au service du développement social » le 4 novembre, dans le cadre du deuxième Sommet mondial pour le développement social. L'événement a montré comment les pays, les donateurs et les institutions financières internationales alignent politiques et financements pour amplifier les réformes en faveur de l'emploi décent et de la protection sociale universelle.

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L'Accélérateur mondial soutient simultanément les trois thèmes centraux du développement social : éliminer la pauvreté, promouvoir le plein emploi productif et un travail décent pour toutes et tous, et favoriser l'intégration sociale. 

Mme Olta Manjani, vice-ministre de l'Économie, de la Culture et de l'Innovation de l'Albanie, a expliqué qu'en intégrant les engagements sociaux dans la planification budgétaire, le pays garantit un accès plus équitable aux services publics comme l'éducation, la santé, l'aide à l'emploi et la protection sociale. « Le message de l'Albanie aujourd'hui est clair : investir dans le travail décent et la protection sociale n'est pas un coût, mais un catalyseur qui améliore la productivité, renforce la cohésion sociale et stimule la participation au marché du travail », a-t-elle déclaré.

L'événement a présenté les différentes approches de l'Albanie, de l'Indonésie, du Sénégal et de l'Ouzbékistan, pays pionniers, pour intégrer l'emploi décent et la protection sociale universelle. Il a aussi réuni des partenaires techniques et financiers pour montrer comment ils combinent leur appui de manière coordonnée et complémentaire afin de mobiliser et d'aligner les ressources au service de réformes pilotées par les pays.

Pour en savoir plus sur l'événement, cliquez ici.

Le Fonds commun pour les ODD a organisé sa session de solutions « Des politiques au service de l'inclusion : faire progresser les droits humains par la protection sociale et le travail décent » le 5 novembre. Cet événement de haut niveau a mis en lumière quatre pays, dont deux pays pionniers de l'Accélérateur mondial — le Malawi et l'Ouzbékistan —, qui montrent la voie vers une économie fondée sur les droits humains grâce à des programmes conjoints intégrés des Nations Unies adaptés à leurs priorités nationales : emploi productif, travail décent, intégration sociale et élimination de la pauvreté.

Présentant l'économie fondée sur les droits humains comme un élément clé de l'Accélérateur mondial pour l'emploi et la protection sociale, Mme Laura Thompson, Sous-Secrétaire générale, OIT, a souligné les effets transformateurs et multiplicateurs de l'extension de la protection sociale et de la création d'emplois décents.

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« En plaçant l'économie fondée sur les droits humains au cœur de son approche, l'Accélérateur mondial relie les orientations macroéconomiques de haut niveau à des programmes et des outils de financement concrets qui produisent des effets tangibles sur le développement social et économique », a-t-elle relevé. 

La pertinence stratégique de l'Accélérateur mondial pour l'égalité de genre a également été soulignée lors de la session de solutions « Combler les écarts entre femmes et hommes tout au long de la vie, du premier emploi à une retraite sûre », organisée par ONU Femmes avec les gouvernements d'El Salvador et du Maroc. La coordonnatrice résidente des Nations Unies au Népal, Mme Hanaa Singer-Hamdy, y a souligné comment les travaux d'ONU Femmes et de l'OIT sur l'économie du soin dans le cadre de l'Accélérateur mondial favorisent la participation des femmes au marché du travail et des trajectoires durables de sortie de la pauvreté tout au long de la vie.