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Engagement multipartite pour la mise en œuvre de l'Accélérateur mondial des Nations Unies et du Compas de la Banque mondiale | M-GA

Partenariat ONU-Banque mondiale

UN Global Accelerator
World Bank Group

Vision

Le partenariat multipartite pour la mise en œuvre de l'Accélérateur mondial pour l'emploi et la protection sociale au service de transitions justes et du Compas de la Banque mondiale pour la protection sociale et l'emploi (M-GA) associe les Nations Unies et la Banque mondiale afin d'accélérer les progrès vers une protection sociale universelle et la création d'emplois décents et productifs.  

Cette initiative conjointe a été lancée en 2023 avec le soutien du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), rejoint ensuite par les gouvernements de l'Irlande et de l'Espagne. Elle vise à aider les pays à élaborer des programmes et des politiques nationaux d'emploi et de protection sociale intégrés et bien coordonnés.

Objectifs

L'Accélérateur mondial des Nations Unies et le Compas de la Banque mondiale pour la protection sociale et l'emploi (SPJ) visent tous deux à susciter une action concertée des partenaires internationaux, à renforcer l'appropriation nationale et à appliquer une approche systémique à la protection sociale et à la création d'emplois décents et productifs.

Mécanisme conjoint des Nations Unies et de la Banque mondiale, le M-GA favorise une collaboration et une action collective accrues, sous la conduite des pays et avec l'appui coordonné des agences des Nations Unies, de la Banque mondiale, des banques de développement et de plateformes existantes comme le Partenariat mondial pour la protection sociale universelle (USP2030), ainsi que d'autres partenaires concernés.

Le M-GA poursuit cinq objectifs de développement :

01

Des politiques et stratégies publiques nationales intégrées et bien coordonnées

02

Des cadres nationaux pour un financement adéquat et durable des interventions de protection sociale et d'emploi

03

Des programmes et systèmes nationaux de protection sociale et d'emploi renforcés

04

Une appropriation nationale et une recherche de consensus renforcées

05

La production de connaissances et le dialogue aux niveaux national, régional ou mondial

Mode de fonctionnement

Le M-GA reçoit des contributions de donateurs, réparties à parts égales entre deux guichets de financement : le Fonds commun des Nations Unies pour les ODD et le fonds fiduciaire-cadre de la Banque mondiale pour la riposte en matière de protection sociale (SPR). Ces ressources financent des programmes conjoints dans les pays, des produits de connaissance mondiaux et le fonctionnement de l'équipe de gestion du M-GA. Les sections Gouvernance et Financement donnent plus de détails. 

Le M-GA offre aux pays partenaires un point d'entrée unique, appuyé par des diagnostics, une programmation et des financements harmonisés. En resserrant la collaboration entre les Nations Unies et la Banque mondiale, il permet en outre une assistance technique coordonnée et renforce l'appui opérationnel fourni par la Banque mondiale et les Nations Unies. 

Impact dans les pays

Deux appels à financement ont été lancés dans le cadre du M-GA pour des projets conjoints ONU-Banque mondiale.

Le premier appel a eu lieu en 2024 : neuf pays pionniers de l'Accélérateur mondial ont été retenus pour mettre en œuvre des projets dotés de 500 000 USD sur deux ans. La mise en œuvre a débuté au quatrième trimestre 2024.

Les propositions des pays retenues lors du premier cycle portaient sur les thèmes suivants :

  • Cabo Verde : inclusion économique, formalisation des microentreprises
  • Cambodge : évaluation de l'assistance sociale et renforcement de l'enseignement et de la formation techniques et professionnels
  • Colombie : un système de protection sociale intégré et résilient
  • Indonésie : protection sociale et emploi des personnes handicapées
  • Népal : amélioration de la productivité et de la protection sociale des femmes, des jeunes et des travailleurs de l'économie informelle
  • Paraguay : politiques de protection sociale et du travail en faveur des femmes et des jeunes
  • Philippines : financement de l'emploi décent et de la protection sociale des travailleurs des plateformes et de l'économie à la demande
  • Ouzbékistan : élaboration et mise en œuvre de la loi sur l'assurance sociale
  • Viet Nam : protection sociale, politiques du travail et compétences pour la transition verte

Le deuxième appel a été lancé en mai 2025, avec une ambition accrue, selon deux volets.

Ouvert aux 18 pays pionniers existants qui ont pris des engagements de haut niveau pour étendre ou renforcer leurs systèmes de protection sociale et créer des emplois décents et productifs au service de transitions justes, grâce à une collaboration approfondie entre les Nations Unies et la Banque mondiale. Les programmes conjoints visaient spécifiquement à combler les écarts et à lever les obstacles liés au genre, afin de faire progresser des solutions porteuses de transformation en matière de genre par le M-GA. Les pays qui n'avaient pas bénéficié d'un financement du M-GA lors du premier cycle ont reçu 1,325 million d'USD, les autres 775 000 USD.

L'Albanie et le Malawi, dont les propositions n'avaient pas été retenues lors du premier cycle, les ont affinées à partir des retours techniques conjoints des Nations Unies et de la Banque mondiale, et ont reçu chacun 530 000 USD.

Pays financés : Albanie, Bhoutan, République démocratique du Congo, Guinée, Malawi, Namibie, Népal, Paraguay, Rwanda, Sénégal et Ouzbékistan.

Ce volet était ouvert à un groupe plus large de 51 pays présélectionnés, pour lesquels la collaboration entre les Nations Unies et la Banque mondiale apporte une valeur ajoutée manifeste. Les propositions visaient à renforcer la collaboration et l'action collective dans les contextes de fragilité, de transition verte et de changement climatique, et d'économie informelle. Les propositions conjointes retenues ont reçu 910 000 USD. Le volet thématique a également innové en acceptant des propositions multipays : trois ont été soumises, par les Caraïbes, l'Afrique francophone et l'Amérique latine, et celle de l'Amérique latine a été retenue.

  • Fragilité : Haïti, Amérique latine (proposition multipays du Guatemala et du Honduras), Syrie, État de Palestine et Zimbabwe
  • Changement climatique : Bosnie-Herzégovine, Botswana, Jordanie et Kenya
  • Informalité : Géorgie, Sri Lanka et Tunisie

Lors de ce cycle, les propositions devaient également démontrer comment elles obtiendraient des résultats sensibles au genre ou porteurs de transformation en matière de genre, en ciblant spécifiquement les écarts et les obstacles présents dans leur pays. Le cycle a mis l'accent sur l'intégration du genre, six programmes conjoints faisant de l'égalité de genre un objectif principal. Au titre du deuxième appel, 23 propositions, dont une proposition multipays, ont été retenues pour bénéficier d'un financement de programmes conjoints sur deux ans.

9

Pays retenus — Cycle 1

23

Propositions retenues — Cycle 2

6

Régions représentées

2

Cycles de financement

Cycle de financement 1 du M-GA

Afrique Asie Asie centrale Amérique latine et Caraïbes
9 pays
  • Afrique 1
  • Asie 5
  • Asie centrale 1
  • Amérique latine et Caraïbes 2

Répartition régionale des neuf pays retenus lors du premier appel à financement du M-GA.

Cycle de financement 2 du M-GA

Afrique Asie Asie centrale Europe Amérique latine et Caraïbes Moyen-Orient et Afrique du Nord
23 propositions
  • Afrique 9
  • Asie 3
  • Asie centrale 1
  • Europe 2
  • Amérique latine et Caraïbes 4
  • Moyen-Orient et Afrique du Nord 4

Répartition régionale des 23 propositions retenues lors du deuxième appel à financement du M-GA.

La carte indique les pays où des projets du M-GA sont mis en œuvre. Cliquez sur les points pour en savoir plus.

Pays pionnier
Afficher les pays sous forme de liste

Combler le déficit de connaissances

Les travaux conjoints au niveau mondial visent à soutenir la production conjointe de connaissances, l'analyse, la synthèse et le dialogue, afin de combler les lacunes en matière de pratiques, de données probantes et de compréhension, et de contribuer aux objectifs du M-GA et à sa mise en œuvre.  

Les fonds servent à concevoir et à tester des outils mondiaux fondés sur des données probantes et à élaborer des produits de connaissance qui peuvent contribuer à élargir la couverture et à améliorer l'adéquation, la flexibilité, les possibilités et le financement de la protection sociale et de l'emploi.  

Voici quelques exemples de projets mondiaux conjoints des Nations Unies et de la Banque mondiale.

Les programmes du marché du travail et les mesures d'activation sont essentiels pour promouvoir l'emploi décent et la protection sociale universelle, en particulier dans les pays en développement où le chômage et le travail précaire prédominent. Les programmes actifs du marché du travail (PAMT), associés à des mesures de protection sociale, occupent une place importante dans les feuilles de route des pays pionniers de l'Accélérateur mondial et dans les projets du M-GA, en aidant les groupes défavorisés à accéder à de meilleures possibilités.  

Or les données mondiales sur les PAMT portent principalement sur les pays à revenu élevé. Pour y remédier, l'OIT et la Banque mondiale harmonisent leurs méthodes et coordonnent la collecte de données, en donnant la priorité aux pays pionniers de l'Accélérateur mondial et aux pays en développement. Cette initiative élargit les données de qualité et comparables sur les PAMT, ce qui améliore la formulation, la mise en œuvre et le suivi des politiques.  

Les activités suivantes sont en cours : 

  • Un outil de collecte de données, fondé sur des définitions et des approches harmonisées des PAMT, a été mis au point par l'OIT et la Banque mondiale dans 17 pays (Cabo Verde, Cambodge, Colombie, Malawi, Namibie, Népal, Paraguay, Philippines, Rwanda, Sénégal et Viet Nam pour l'OIT ; Brésil, Bhoutan, Éthiopie, République du Congo, Tunisie et Ouzbékistan)
  • La constitution d'une base d'informations sur les PAMT qui renforce la prise de décision fondée sur des données probantes, la conception et la mise en œuvre des programmes, et favorise la comparabilité entre pays
  • Un rapport conjoint présentant les principales conclusions est en cours de rédaction

Alors que les pays s'efforcent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, il est essentiel de protéger les populations pauvres et vulnérables contre les effets du changement climatique. Les systèmes de protection sociale sont reconnus comme essentiels à l'adaptation climatique et à la réponse aux catastrophes, mais leur rôle pour aider les ménages à adapter leurs moyens de subsistance, leur utilisation des ressources et leur accès aux services afin d'atténuer les risques reste moins étudié.  

La Banque mondiale et l'UNICEF collaborent pour (i) renforcer les systèmes de protection sociale afin d'aider les ménages vulnérables à réduire leur exposition aux risques climatiques, y compris aux phénomènes à évolution lente, et (ii) établir, à l'aide d'indicateurs pertinents, l'intérêt d'investir dans la protection sociale en tant que politique d'action climatique.  

Principaux résultats attendus :  

  1. Soutenir l'adaptation : recenser les obstacles à l'adaptation, analyser les données existantes, mener des études de cas et recommander des moyens d'améliorer les systèmes de protection sociale.
  2. La protection sociale comme action climatique : justifier l'investissement dans la protection sociale, quantifier son impact sur la résilience et l'adaptation, et présenter les résultats à l'aide d'indicateurs pertinents pour le climat.  

Les activités suivantes sont en cours : 

  • La phase de démarrage du produit de connaissance a été lancée et une large revue de la littérature a été réalisée, avec une attention particulière aux données sur le rôle des systèmes de protection sociale dans l'adaptation climatique, la résilience et les pertes et préjudices, au-delà de leur fonction traditionnelle de réponse aux chocs.
  • Les conclusions de cette revue sont en cours de synthèse afin d'élaborer un cadre de recherche, qui guidera la collecte de données sur la manière dont la protection sociale peut aider les ménages pauvres et vulnérables à adapter leurs moyens de subsistance, à ajuster leur utilisation des ressources et à améliorer leur accès aux services face à l'aggravation des risques climatiques, conformément aux objectifs définis dans la note conceptuelle.  

Dans le monde, seuls 52,4 pour cent de la population ont accès à la protection sociale, avec de fortes disparités entre zones rurales et urbaines ; une part importante des personnes non couvertes dépend de l'agriculture pour sa subsistance. Au moins 12 pays pionniers de l'Accélérateur mondial ou pays du M-GA ont fait de la transformation du secteur agroalimentaire une priorité de leur feuille de route ou de leurs programmes conjoints.  

La FAO, l'OIT et la Banque mondiale collaboreront pour élaborer un ensemble d'orientations pratiques, fondé sur l'expérience des pays, afin d'aider les gouvernements, les partenaires sociaux et les autres acteurs non étatiques des pays pionniers et d'ailleurs à concevoir des solutions pour étendre la protection sociale en faveur d'emplois décents et productifs dans le secteur agroalimentaire en milieu rural. 

Les activités suivantes sont en cours : 

  • La phase de démarrage du produit mondial est en cours, l'équipe de la Banque mondiale, de l'OIT et de la FAO ayant entamé des discussions préliminaires sur le choix des pays
  • Deux modalités d'appui sont envisagées : une modalité « approfondie », avec des missions sur place dans deux pays au maximum, et une modalité « légère », avec une assistance technique à distance pour d'autres pays (selon la demande). Des échanges bilatéraux sont organisés avec les pays pionniers pour mieux comprendre les défis et les possibilités qu'ils rencontrent dans la création d'emplois décents et l'extension de la protection sociale aux zones rurales et au secteur agricole, et pour repérer les possibilités d'appui politique et institutionnel 

Un module standard sur la protection sociale pour les enquêtes sur la population active et les enquêtes sur le revenu et les dépenses des ménages sera élaboré et testé, en collaboration entre l'OIT et la Banque mondiale, avec la collaboration technique de l'UNICEF. 

Gouvernance

Le Conseil de coordination du M-GA fournit des orientations stratégiques sur les engagements du M-GA, notamment l'appui aux pays au moyen d'appels à propositions et d'assistance technique, l'élaboration de produits et d'outils de connaissance mondiaux et la coordination avec le Groupe de pilotage de l'Accélérateur mondial, tout en veillant à l'alignement sur les objectifs de l'Accélérateur mondial, du Compas SPJ de la Banque mondiale et des accords d'administration concernés. Il réunit les donateurs du M-GA, des agences des Nations Unies, des institutions financières internationales, des pays pionniers, les partenaires sociaux et la société civile, et se coordonne étroitement avec le Groupe de pilotage de l'Accélérateur mondial.   

L'équipe de gestion, composée de l'OIT, de la Banque mondiale, de la FAO, du PNUD, de l'UNICEF, d'ONU Femmes et du PAM, appuie le Fonds commun pour les ODD et le fonds fiduciaire-cadre de la Banque mondiale pour la protection sociale dans la conception des appels à propositions, l'organisation des examens techniques, le suivi de la mise en œuvre, la consolidation des résultats et de l'impact et la coordination de l'élaboration des produits mondiaux. Au niveau des pays, les activités conjointes s'appuient sur les structures de coordination existantes associant le gouvernement, les partenaires sociaux et la société civile, ainsi que les agences des Nations Unies, la Banque mondiale et d'autres partenaires de développement, selon le cas.

En savoir plus sur les réunions du Conseil de coordination.  

Schéma de la structure de financement
Accélérateur mondial

Financement

En soutenant le M-GA, les partenaires de développement aident les pays à étendre la couverture de la protection sociale et à combler leurs déficits d'emplois décents et productifs, tout en renforçant les partenariats multipartites.   

À ce jour, le M-GA a mobilisé environ 44,7 millions d'USD de financements conjoints ONU-Banque mondiale sur deux cycles de financement, ce qui illustre clairement l'ampleur de ce mécanisme innovant et la forte demande des pays. Ces financements ont soutenu 32 programmes conjoints ONU-Banque mondiale dans les pays et quatre produits de connaissance mondiaux, approuvés dans le cadre des appels à financement du M-GA et axés sur des thèmes prioritaires communs définis par les pays participants, les produits mondiaux étant conçus pour éclairer et soutenir directement la mise en œuvre au niveau des pays. 

Pour le troisième cycle de financement du M-GA, les ressources seront acheminées par le fonds fiduciaire-cadre de la Banque mondiale pour la riposte en matière de protection sociale (SPR), qui associera les agences des Nations Unies participantes à la mise en œuvre d'activités conjointes dans les pays. Ce cycle bénéficie d'un engagement de 17,5 millions d'USD du BMZ.

Fort de cette dynamique, le M-GA entend étendre son action à d'autres pays et domaines thématiques et mobiliser davantage de ressources pour accroître son impact aux niveaux national et mondial. 

Partenaires

Nos sincères remerciements aux gouvernements de l'Allemagne, de l'Irlande et de l'Espagne pour leur engagement et leur soutien financier au M-GA.

Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, Allemagne

Programme de développement international, Irlande

Ministère des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, Espagne

Fiche d'information sur le M-GA

Consultez la fiche d'information sur l'engagement multipartite pour la mise en œuvre de l'Accélérateur mondial des Nations Unies.