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Actualités 03 février 2026

En Ouzbékistan, les mandants tripartites font le point sur la nouvelle loi sur l'assurance sociale

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Women and men in a roundtable meeting

Tachkent (Ouzbékistan) – Lors d'une table ronde tripartite organisée par l'Organisation internationale du Travail (OIT) à Tachkent le 3 février 2026, des représentants du gouvernement, des organisations d'employeurs et de travailleurs et des partenaires internationaux ont salué les progrès accomplis dans le renforcement de la protection sociale avec l'adoption de la nouvelle loi ouzbèke sur l'assurance sociale, et ont examiné les prochaines étapes de sa mise en œuvre.

La loi, adoptée le 9 décembre 2025 et suivie de la résolution n° 796 du Cabinet du 17 décembre 2025, établit un système d'assurance sociale de l'État comprenant une couverture obligatoire et une couverture volontaire. Les prestations de maternité sont versées depuis le 1er janvier 2026 ; les indemnités de maladie en espèces débuteront le 1er juillet 2026 et les allocations de chômage seront introduites en 2030. Ces mesures visent à renforcer la protection du revenu des travailleurs et de leur famille en cas de maladie, de maternité et de chômage.

Jamshid Abruyev, directeur adjoint de l'Agence nationale de protection sociale, a souligné que la loi constitue une étape importante dans la modernisation du système d'assurance sociale de l'Ouzbékistan et l'extension de la protection des travailleurs et de leur famille.

Une cinquantaine de représentants nationaux et internationaux ont participé à la réunion, conduite par l'Agence nationale de protection sociale (NASP). Étaient notamment présents des représentants du ministère de l'Emploi et de la Réduction de la pauvreté, du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère de la Santé, de la Fédération des syndicats d'Ouzbékistan, de la Confédération des employeurs d'Ouzbékistan et de la Chambre de commerce et d'industrie. La coordonnatrice résidente des Nations Unies en Ouzbékistan et des représentants de l'OIT, d'ONU Femmes, de l'UNFPA, de l'OMS, de l'OIM, de l'UNESCO, du PNUD, de l'UNICEF et d'autres agences des Nations Unies y ont également assisté, aux côtés d'institutions financières internationales comme la Banque mondiale, la BAD, la KfW et la GIZ.

Les participants ont reconnu que les nouvelles dispositions en matière de protection sociale sont conformes aux normes internationales du travail. L'introduction de mécanismes contributifs marque un progrès important dans la mutualisation des risques et le financement collectif, tout en réduisant le recours aux régimes de responsabilité de l'employeur. La loi vise aussi à étendre la couverture à des groupes de population plus larges, une étape importante vers la protection sociale universelle. Elle crée en outre un Fonds d'assurance sociale de l'État, dont la gouvernance confie un rôle clé aux partenaires tripartites.

Au nom du système des Nations Unies, Mme Sabine Machl, coordonnatrice résidente des Nations Unies en Ouzbékistan, a souligné le solide partenariat sur lequel reposent ces réformes : « Je suis heureuse de constater qu'à travers les projets de l'Accélérateur mondial, les Nations Unies, avec des partenaires comme la Banque mondiale, se sont engagées à soutenir la formalisation de l'emploi et l'extension de la protection sociale, en travaillant directement avec la NASP. » Mme Machl a insisté sur la nécessité d'un engagement durable pour réussir la mise en œuvre de la loi : « Nous savons qu'il s'agit d'un engagement de long terme, et je suis prête, au nom des Nations Unies, à continuer de soutenir la mise en œuvre de la loi, en donnant aux équipes et agences des Nations Unies toutes les possibilités de fournir la meilleure assistance technique possible à la NASP. »

Plusieurs partenaires de développement, dont la GIZ et la KfW, ont confirmé leur intention de continuer à soutenir la NASP pendant toute la phase de mise en œuvre de la loi sur l'assurance sociale.

Dans le cadre de l'Accélérateur mondial pour l'emploi et la protection sociale au service de transitions justes, l'OIT a soutenu l'élaboration de la loi et continue de contribuer aux évaluations actuarielles, à la rédaction des textes d'application et au renforcement des capacités pour en garantir une mise en œuvre efficace.