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Actualités 28 novembre 2025

Le Fonds de pension de l'Ouzbékistan s'associe à l'Accélérateur mondial pour développer l'assurance contre les accidents du travail

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Men and women standing at a meeting

Tachkent (Ouzbékistan) - Dans le cadre du projet de l'Accélérateur mondial en Ouzbékistan consacré à la formalisation de l'emploi, des représentants du ministère de l'Emploi et de la Réduction de la pauvreté, du Fonds de pension extrabudgétaire, de l'Agence nationale de protection sociale et des spécialistes de l'OIT ont examiné, lors d'une réunion le 28 novembre 2025, le système actuel d'assurance contre les accidents du travail et la nécessité de modifier la législation.

Les parties se sont engagées à favoriser un dialogue éclairé pour renforcer la protection de tous les travailleurs, avec l'objectif de préparer des propositions en 2026. Cette décision réaffirme l'engagement de l'Ouzbékistan en faveur du travail décent, de la formalisation de l'emploi et de la justice sociale.

Les accidents du travail restent un risque important dans la construction. Selon le Bureau des statistiques du travail des États-Unis, 2,2 travailleurs de la construction sur 100 travailleurs à temps plein se blessent chaque année, et 9,6 accidents mortels pour 100 000 travailleurs ont été enregistrés en 2023. Dans les pays où les normes de sécurité sont peu respectées, ces chiffres sont souvent plus élevés.

En règle générale, un régime d'assurance contre les accidents du travail est un dispositif obligatoire financé par les employeurs, qui verse des prestations aux salariés blessés ou tombés malades du fait de leur travail : soins médicaux, réadaptation, revenu de remplacement et pensions de survivants en cas d'accident mortel. Les employeurs sont tenus de garantir un environnement de travail sûr à leurs salariés.

Or, en Ouzbékistan, la protection des travailleurs reste difficile dans un contexte d'emploi informel relativement élevé. Dans la construction, secteur particulièrement exposé aux accidents, de nombreux travailleurs informels ne sont pas couverts par une assurance contre les accidents du travail. Selon une enquête menée en 2022 par le ministère de l'Emploi et de la Réduction de la pauvreté et l'OIT auprès de plus de 11 000 travailleurs de la construction, 71 % des emplois du secteur sont informels.

« La législation actuelle ne s'applique qu'aux salariés formels déclarés », a relevé M. Kazutoshi Chatani, spécialiste principal de l'emploi à l'OIT. « Les travailleurs indépendants — 28 % de la main-d'œuvre de la construction — en sont exclus. De nombreux salariés non déclarés, dont les travailleurs temporaires et informels comme les journaliers, sont eux aussi privés de protection. »

M. Murodbek Atadjanov, directeur exécutif du Fonds de pension extrabudgétaire relevant du ministère de l'Économie et des Finances, a déclaré : « Nous sommes prêts à engager des discussions avec les parties prenantes pour développer le régime d'assurance contre les accidents du travail et envisager des modifications de la législation existante. » Il a ajouté que le Fonds de pension est prêt à participer à l'élaboration de propositions avec les ministères et agences concernés de la République d'Ouzbékistan, avec l'assistance technique de l'Accélérateur mondial des Nations Unies pour l'emploi et la protection sociale au service de transitions justes en Ouzbékistan.

M. Pascal Annycke, spécialiste de la protection sociale à l'OIT, a indiqué que l'OIT est prête à aider le Fonds de pension à réaliser des évaluations de coûts et actuarielles en vue d'étendre la couverture de l'assurance contre les accidents du travail. Il a salué ce nouvel objectif du Fonds, souligné l'importance d'un dialogue tripartite éclairé et présenté des exemples de réformes réussies dans d'autres pays. Il a également félicité le Fonds pour la création de sa nouvelle unité d'analyse actuarielle et réaffirmé l'engagement de l'OIT à renforcer ses capacités.

L'Accélérateur mondial pour l'emploi et la protection sociale au service de transitions justes, axé ici sur la formalisation de l'emploi, a été rendu possible grâce au soutien du Fonds commun des Nations Unies pour les ODD, avec les contributions généreuses de l'Union européenne et des gouvernements de l'Allemagne, de l'Arabie saoudite, de la Belgique, du Danemark, de l'Espagne, de l'Irlande, de l'Italie, du Luxembourg, de Monaco, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Pologne, du Portugal, de la République de Corée, de la Suède et de la Suisse. Leur engagement joue un rôle essentiel pour aider des pays comme l'Ouzbékistan à traduire des engagements ambitieux envers les ODD en résultats concrets et centrés sur les personnes.

L'emploi informel dans la construction

Selon une enquête menée en 2022 par l'OIT et le ministère de l'Emploi et de la Réduction de la pauvreté auprès de plus de 11 000 travailleurs de la construction :

  1. 56 % sont salariés, dont environ la moitié en contrat stable à durée indéterminée et les autres en contrat de chantier.
  2. 26 % des salariés interrogés déclarent que leur employeur verse des cotisations d'assurance sociale.
  3. 28 % des travailleurs de la construction sont indépendants et dirigent leur propre entreprise (avec ou sans salariés).
  4. 71 % des emplois de la construction sont informels