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Actualités 15 juillet 2026

Les partenaires tripartites valident l'évaluation de la conformité de la Namibie à la convention n° 102 de l'OIT

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Group photo of women and men
ILO

Windhoek (Namibie) – Le ministère de la Justice et des Relations de travail, en collaboration avec l'Organisation internationale du Travail (OIT), a organisé les 14 et 15 juillet 2026 à Windhoek un atelier de deux jours pour valider l'évaluation du système de protection sociale namibien au regard de la convention (n° 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952. Cette convention fixe la norme minimale mondiale pour tous les régimes de sécurité sociale et reste une référence essentielle pour les pays qui renforcent leurs systèmes de protection. 

L'atelier a réuni de hauts fonctionnaires, des représentants des travailleurs et des employeurs, des acteurs du secteur privé, des partenaires de développement et des experts. Ses conclusions éclaireront la capacité de la Namibie à ratifier la convention et orienteront de nombreuses réformes en cours pour bâtir un système national de protection sociale plus complet, adéquat et durable.

« Cet atelier n'est pas un simple exercice technique ; c'est l'occasion de réaffirmer notre devoir constitutionnel et de nous rapprocher d'un système de protection sociale qui ne laisse véritablement aucun Namibien de côté », a déclaré Mme Aune N. Mudjanima, directrice exécutive par intérim du ministère de la Justice et des Relations de travail, dans son allocution d'ouverture.

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Woman speaking in a mic
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Une référence pour une sécurité sociale complète

La convention n° 102 est la norme internationale phare de l'OIT en matière de sécurité sociale. Elle définit neuf branches de protection (soins médicaux, indemnités de maladie, prestations de chômage, de vieillesse, en cas d'accident du travail, familiales, de maternité, d'invalidité et de survivants) et fixe des seuils minimaux de couverture, d'adéquation et de bonne gouvernance, tout en permettant aux pays d'étendre progressivement la protection ; la ratification exige le respect d'au moins trois branches. À ce jour, 68 pays, dont 13 en Afrique, ont ratifié la convention, les plus récents étant l'Angola, la Côte d'Ivoire et Sao Tomé-et-Principe.

Pendant deux jours, les participants ont examiné les principes et paramètres fondamentaux de la convention et la campagne mondiale de ratification, avant de passer en revue les conclusions de l'évaluation branche par branche, en déterminant où le système namibien respecte les normes minimales, où la ratification est à portée de main moyennant des ajustements et où subsistent des lacunes législatives.

« Cette validation est un résultat important de l'Accélérateur mondial, et nous saluons l'action des partenaires tripartites namibiens qui l'ont menée jusqu'ici. L'OIT est prête à continuer de soutenir le processus », a déclaré M. Adolphus Chinomwe, administrateur principal de programme à l'OIT.

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Conference photo of women and men sitting
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Progrès et lacunes constatés

L'engagement de la Namibie en faveur de la protection sociale et des normes de l'OIT est inscrit à l'article 95 de sa Constitution et mis en œuvre par la loi sur la sécurité sociale de 1994, la loi sur le travail de 2007 et la politique de protection sociale 2021-2031. Ce cadre a permis de réels progrès : la couverture effective a plus que doublé entre 2015 et 2023, passant de 24,1 à 54,2 % de la population, principalement grâce aux pensions non contributives de vieillesse et d'invalidité, aux allocations pour enfants et à la protection contre les accidents du travail.

L'évaluation a néanmoins relevé d'importantes lacunes qui pèsent sur la couverture et l'adéquation des prestations : des conditions d'ouverture des droits restrictives, notamment pour les prestations familiales ; le niveau des prestations non contributives ; et les plafonds salariaux des prestations en cas d'accident du travail. Elle a aussi noté que la pension de vieillesse contributive prévue par la loi sur la sécurité sociale n'a jamais été mise en œuvre, ce qui laisse les salariés dépendre de régimes professionnels à cotisations définies qui ne satisfont pas aux exigences de la convention. Les participants ont également examiné les données encore nécessaires sur la couverture et les salaires de référence pour finaliser l'analyse.

« La force d'une nation se mesure non seulement à la richesse qu'elle crée, mais aussi à l'efficacité avec laquelle elle protège sa population contre les risques et les aléas de la vie », a déclaré Mme Helene Ochs, de la Namibia Employers Federation.

« Le mouvement syndical salue cette validation, preuve de ce que le dialogue social peut accomplir. Nous continuerons à cheminer avec le gouvernement et les employeurs sur la voie de la ratification, car une sécurité sociale complète est un droit, pas un privilège », a déclaré M. Job Muniaro, secrétaire général de la National Union of Namibian Workers (NUNW).

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Women and men sitting at an event
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Une voie vers la ratification

L'évaluation validée donne à la Namibie une base technique et une feuille de route concrète pour ses réformes, de l'extension de la protection de maternité et en cas de maladie à la conception d'un Fonds national de pension ancré dans un cadre reconnu au niveau international. Les discussions se poursuivront au sein des mécanismes tripartites nationaux, alors que le pays envisage la ratification et une mise en œuvre effective, rejoignant un mouvement mondial croissant en faveur d'une protection sociale universelle fondée sur les droits.

Cette analyse des écarts est un résultat clé de l'engagement de la Namibie en tant que pays pionnier de l'Accélérateur mondial des Nations Unies pour l'emploi et la protection sociale au service de transitions justes, avec l'appui technique de l'OIT. 

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Article publié initialement sur le site de l'OIT.